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Pourquoi célèbre-t-on la fête du Travail le 1er mai ?

Législation
Le terme « Fête du Travail » prête involontairement à confusion, car le 1er mai, le but est justement de ne pas travailler. L’appellation 'Dia del Trabajador' (« Journée du Travailleur ») souvent utilisée dans les pays d’Amérique latine masque en réalité sa véritable signification. Le 1er mai, c’est le jour où les travailleurs sont mis à l’honneur et se voient récompensés par un jour de congé. Un jour de fête donc, que l’on appelle à raison en Belgique « Fête du Travail ». 
 
Défendre la journée de travail de huit heures
 
Pour comprendre l’origine de la fête du 1er mai, il faut revenir aux États-Unis du 19e siècle. Vous aurez peut-être du mal à vous l’imaginer, mais à l’époque, aux États-Unis, des syndicats de gauche un peu fanatiques sont encore actifs. Ils mènent un combat pour de meilleures conditions de travail. En particulier pour la journée de travail de huit heures. Le 1er mai 1884, l’American Federation of Labor (AFL) (Fédération américaine du travail) prend une résolution imposant légalement la journée de travail de huit heures à partir du 1er mai 1886. 
 
Découpage équitable d’une journée de 24 heures
 
L’idée de la journée de travail de huit heures n’est du reste pas neuve. Alfred le Grand, roi du Wessex, en est déjà partisan au 9e siècle. Tout comme le sont les artisans anglais des 15e et 16e siècles. Au 17 e siècle, le pédagogue tchèque Comenius pointe l’importance éducative d’une journée composée de 8 heures de repos, 8 heures de travail et 8 heures de loisirs. C’est surtout Robert Owen, un Écossais propriétaire d’un grand atelier de tissage, qui au 19e siècle, avec son vaste plaidoyer pour une journée de travail de huit heures, influence fortement les mouvements ultérieurs en faveur de la journée de huit heures. 
 
Pas de quoi faire la fête
 
Dans les jours qui précèdent ce fameux 1er mai 1886, des mouvements de grève sévissent un peu partout aux États-Unis pour réclamer la journée de travail de huit heures. À Chicago, ils provoquent même de vives émeutes, avec des morts. En représailles, plusieurs syndicalistes anarchistes sont arrêtés arbitrairement et condamnés à mort. L’AFL décide alors d’organiser tous les 1ers mai une manifestation pour commémorer « les martyrs de Chicago ». Peu de temps après, l’Internationale ouvrière socialiste reprend l’idée et des manifestations s’organisent dès le 1er mai 1890 dans de nombreux autres pays. Depuis lors, le 1er mai est considéré comme la fête du Travail. 
 
Le 1er mai en Belgique
 
Dans notre pays aussi on fête le 1er mai. Même s’il ne reste pas grand-chose de la fête ouvrière socialiste d’origine. La horde d’ouvriers arborant des drapeaux rouges et marchant au pas derrière la fanfare a quasiment disparu de notre paysage urbain. Quelques défilés et un appel à la solidarité internationale perdurent encore évidemment. Mais le 1er mai aujourd’hui est surtout un jour de congé que chacun fête à sa façon.
 

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